Source : www .sciencenews.org
Dans un temps tellement reculé que les mers se sont asséchées,
Un peuple brave et travailleur foulait le sol rouge de cette terre.
Ce peuple, comme tous les peuples des tribus, avait une chamane du nom de E’Rekka.
E’Rekka devint la première des reines le jour ou sa tribu avait tellement grandi qu’elle englobait toutes les tribus alentours.
Alors, les chamanes des tribus durent se choisir une chamane commune.
Il fut décidé que les chamanes se battraient jusqu’à la mort, et que le vainqueur recevrait le titre de Reine.
Mais E’Rekka proposa un autre combat. Elle dit :
-Devant les peuples de nos tribus, nous chanterons des poèmes.
-Les peuples des tribus décideront quel est le plus beau poème.
-La chamane ayant écrit le plus beau poème sera la reine des peuples des tribus.
Les chamanes tombèrent d’accord. Durant un mois, elles écrirent les plus beaux poèmes que jamais chamanes aient écrits.
Le jour de chanter les poèmes arriva.
On fit grande fête et on prépara moult festins et libations. On tissa les coudées de tissus rares comme jamais, on récolta le miel le plus pur jamais récolté, on emplit des milliers d’amphores de toutes les rosées de tous les matins qui précédèrent la grande fête.
Les chamanes chantèrent.
Les poèmes étaient tous d’égales valeurs, et jamais avant ni ensuite les peuples des tribus n’entendirent plus belles oraisons.
On ne pu départager les chamanes. Alors, E’Rekka dit :
-Nous sommes d’égale valeur. Régnons à tour de rôle.
Ainsi fut fait. C’est ainsi que la première reine fut E’Rekka. On décida qu’elle serait la première car l’idée venait d’elle et que personne ne savait diriger les habitants de plusieurs tribus à la fois. Elle fut aussi la plus grande des reines, voici pourquoi.
Elle dit aux peuples des tribus :
-Marchons en remontant la rivière qui nous nourrit, car là où elle naît, la nature ne peut qu’être généreuse. Laissons l’un des peuples des tribus ici, pour garder la terre de nos ancêtres.
Tous furent d’accord. La chamane du peuple qui resta sur les terres des ancêtres fut nommée reine des terres ancestrale. Les autres prirent la route vers l’amont de la rivière.
Après plusieurs semaines de marche, la rivière se sépara en deux serpents : un bleu, un vert. E’Rekka dit :
-Qu’un peuple des tribus suive le serpent bleu, et les autres, le vert.
Ainsi fut fait. Le peuple qui suivit le serpent bleu fut nommé : peuple du dragon bleu ; sa chamane : Reine des dragons. Les autres suivirent le serpent vert.
Après plusieurs autres semaines de marche, le serpent vert s’élargit en un vaste et magnifique lac en forme d’amphore. Il était plat comme un miroir et reflétait le ciel et les nuages. Il étincelait sous le soleil comme les étoiles la nuit. E’Rekka dit :
-Qu’un peuple des tribus reste ici, près de ce lac.
Ainsi fut fait. Le peuple qui resta fut nommé : peuple de l’amphore étincelante. La chamane du peuple de l’amphore étincelante fut nommée Reine étincelante. Les autres, contournant le lac, découvrirent que mille ruisseaux se jetaient dans celui-ci, mais que l’un d’eux était plus large que les autres. Les autres peuples des tribus suivirent ce large ruisseau.
Après plusieurs jours de marche, le ruisseau disparut. Il plongeait dans la terre, et on ne pouvait plus le suivre. E’Rekka dit :
-Qu’un des deux derniers peuples des tribus reste ici, près de la source. Que l’autre me suive au-delà.
Ainsi fut fait. Le peuple qui resta fut nommé : Peuple de la source cachée; sa chamane : Reine de la source. Les autres continuèrent à marcher.
Après plusieurs jours de marche, le dernier des peuples des tribus encore nomade décida de s’arrêter à l’entrée d’une forêt luxuriante faite d’arbres immenses. E’Rekka décida de fonder un grand village à cet endroit, qu’elle nomma « le village capitale ». Elle se proclama « impératrice des ancêtres, des dragons, des amphores étincelantes, des sources cachées et des forêts luxuriantes ». Elle envoyait souvent des habitants de sa ville capitale retrouver la source du ruisseau et suivre la rivière, afin de commercer avec les autres peuples des tribus.
Au but d’un temps immémorial, la ville capitale du peuple des forêts devint une grande ville densément peuplée. Plusieurs millions d’individus y vivaient en parfaite harmonie. E’Rekka était morte depuis longtemps que l’on racontait à tous son épopée civilisatrice.
Nulle trace n’a survécu de cette civilisation florissante : comme l’eau des rivières, elle s’est asséchée. Mais récemment, sous une pierre, un membre de ce peuple brave et fier est venu jusqu’à nous. Nous aimons à croire qu’il s’agit de la Reine E’Rekka.
Un peuple brave et travailleur foulait le sol rouge de cette terre.
Ce peuple, comme tous les peuples des tribus, avait une chamane du nom de E’Rekka.
E’Rekka devint la première des reines le jour ou sa tribu avait tellement grandi qu’elle englobait toutes les tribus alentours.
Alors, les chamanes des tribus durent se choisir une chamane commune.
Il fut décidé que les chamanes se battraient jusqu’à la mort, et que le vainqueur recevrait le titre de Reine.
Mais E’Rekka proposa un autre combat. Elle dit :
-Devant les peuples de nos tribus, nous chanterons des poèmes.
-Les peuples des tribus décideront quel est le plus beau poème.
-La chamane ayant écrit le plus beau poème sera la reine des peuples des tribus.
Les chamanes tombèrent d’accord. Durant un mois, elles écrirent les plus beaux poèmes que jamais chamanes aient écrits.
Le jour de chanter les poèmes arriva.
On fit grande fête et on prépara moult festins et libations. On tissa les coudées de tissus rares comme jamais, on récolta le miel le plus pur jamais récolté, on emplit des milliers d’amphores de toutes les rosées de tous les matins qui précédèrent la grande fête.
Les chamanes chantèrent.
Les poèmes étaient tous d’égales valeurs, et jamais avant ni ensuite les peuples des tribus n’entendirent plus belles oraisons.
On ne pu départager les chamanes. Alors, E’Rekka dit :
-Nous sommes d’égale valeur. Régnons à tour de rôle.
Ainsi fut fait. C’est ainsi que la première reine fut E’Rekka. On décida qu’elle serait la première car l’idée venait d’elle et que personne ne savait diriger les habitants de plusieurs tribus à la fois. Elle fut aussi la plus grande des reines, voici pourquoi.
Elle dit aux peuples des tribus :
-Marchons en remontant la rivière qui nous nourrit, car là où elle naît, la nature ne peut qu’être généreuse. Laissons l’un des peuples des tribus ici, pour garder la terre de nos ancêtres.
Tous furent d’accord. La chamane du peuple qui resta sur les terres des ancêtres fut nommée reine des terres ancestrale. Les autres prirent la route vers l’amont de la rivière.
Après plusieurs semaines de marche, la rivière se sépara en deux serpents : un bleu, un vert. E’Rekka dit :
-Qu’un peuple des tribus suive le serpent bleu, et les autres, le vert.
Ainsi fut fait. Le peuple qui suivit le serpent bleu fut nommé : peuple du dragon bleu ; sa chamane : Reine des dragons. Les autres suivirent le serpent vert.
Après plusieurs autres semaines de marche, le serpent vert s’élargit en un vaste et magnifique lac en forme d’amphore. Il était plat comme un miroir et reflétait le ciel et les nuages. Il étincelait sous le soleil comme les étoiles la nuit. E’Rekka dit :
-Qu’un peuple des tribus reste ici, près de ce lac.
Ainsi fut fait. Le peuple qui resta fut nommé : peuple de l’amphore étincelante. La chamane du peuple de l’amphore étincelante fut nommée Reine étincelante. Les autres, contournant le lac, découvrirent que mille ruisseaux se jetaient dans celui-ci, mais que l’un d’eux était plus large que les autres. Les autres peuples des tribus suivirent ce large ruisseau.
Après plusieurs jours de marche, le ruisseau disparut. Il plongeait dans la terre, et on ne pouvait plus le suivre. E’Rekka dit :
-Qu’un des deux derniers peuples des tribus reste ici, près de la source. Que l’autre me suive au-delà.
Ainsi fut fait. Le peuple qui resta fut nommé : Peuple de la source cachée; sa chamane : Reine de la source. Les autres continuèrent à marcher.
Après plusieurs jours de marche, le dernier des peuples des tribus encore nomade décida de s’arrêter à l’entrée d’une forêt luxuriante faite d’arbres immenses. E’Rekka décida de fonder un grand village à cet endroit, qu’elle nomma « le village capitale ». Elle se proclama « impératrice des ancêtres, des dragons, des amphores étincelantes, des sources cachées et des forêts luxuriantes ». Elle envoyait souvent des habitants de sa ville capitale retrouver la source du ruisseau et suivre la rivière, afin de commercer avec les autres peuples des tribus.
Au but d’un temps immémorial, la ville capitale du peuple des forêts devint une grande ville densément peuplée. Plusieurs millions d’individus y vivaient en parfaite harmonie. E’Rekka était morte depuis longtemps que l’on racontait à tous son épopée civilisatrice.
Nulle trace n’a survécu de cette civilisation florissante : comme l’eau des rivières, elle s’est asséchée. Mais récemment, sous une pierre, un membre de ce peuple brave et fier est venu jusqu’à nous. Nous aimons à croire qu’il s’agit de la Reine E’Rekka.
Andréa, Biologiste.
Lors d’une exploration de routine aux alentours de la base.
Martialis heureka, baptisée la « fourmi de Mars », est une espèce qui pourrait appartenir à la plus ancienne lignée de fourmis connue.
Lien wikipedia
Dimanche 19 octobre 2008
7
19
/10
/2008
18:28
-
Publié dans : Hémisphère Droit
-
Par Erik Irtisen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander








Commentaires