Postulat


L'homme est arrivé sur Mars.
Le programme H.O.M (Human On Mars), ayant pour but d'envoyer une colonie humaine sur la planète Mars, est une réussite. Une petite colonie a réussi à s'implanter sur la planète rouge, tentant, sous couvert de missions scientifiques malgré tout réelles, de répondre à la question de l'énergie sur terre. Cependant, un événement inconnu des colons a coupé Mars de la Terre et les missions, essentiellement de ravitaillement en vivres et en matériels, ont dû être annulées. La colonie se trouve donc coupée de la Terre et doit vivre en totale autonomie, sans espoir, pour l'instant, de retour. D'astronautes, les colons sont devenus Martiens.
Leurs missions, scientifiques et énergétiques, sont de facto caduques. Il ne leur reste plus qu'à vivre, ici, comme jadis sur la Terre.

Carte de Mars

Liens


very nice blog

















Erwelyn, culture martienne
























Mon logo pour votre Blog

H.O.M.


Droits d'auteur :

Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un
 contrat Creative Commons.

Concours

human-on-mars




Dans mon casque, ce vent

Qui hurle trop souvent.
Dans le vent, la poussière
Trop fine et trop grossière.
Dans la poussière, un ciel
Tourbillonnant de miel.
Dans le ciel, un grand vide
Incolore et splendide.
Sous le vide, un grand froid
Sec, vaste et sans paroi.
Dans le froid, une plaine
Vide, aride et lointaine.
Sur la plaine, mon rêve
Qui me fuit et m’achève.
Dans mon rêve, un bonheur
Plein de douce chaleur.
Dans mon bonheur, des draps
De soie pour elle et moi.
Sous mes draps, une femme
Qui m’aime et me réclame.
Dans la femme, une terre
Naissante, embryonnaire.
Sur la Terre, un espoir
Un jour, de nous revoir.
Dans l’espoir, quelques pas
D’un homme empli d’effroi.
Sous mes pas, une trace :
La marque de ma race.


Tonio
Expédition solitaire sur sol nu.

Samedi 13 octobre 2007
- Par Erik Irtisen
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander




Il fallait être fou pour tenter l'aventure
D'aller chercher de l'eau sur cette plaine dure.
C'est un défi dont nul ne ferait le projet
Si sa vie ne tenait pas à ce long trajet.
Oser franchir deux mille cinq cents kilomètres
De rochers, de ravins, de montagnes rougeâtres,
Ça relève à la fois d'un profond désespoir
Et d'une folie douce; et c'est notre devoir.
Depuis combien de sols(*) sommes-nous sur la route ?
Tous les jours il nous faut lutter contre le doute.
Nous roulons sans arrêt, en lancinants zigzags,
À travers monts et vaux, coincés dans ces oflags,
Ballottés dans les lourds rovers inconfortables,
Trop lents pour voyager en des temps acceptables.
Atteindre ce cratère au coeur de Vastitas
Fut laborieux : le nord est étendu, hélas.
Quand nous avons trouvé, enfin, la longue arête
Qui borde le cratère, suivant cette crête,
Nous avons avancé lentement, pas à pas,
Jusqu'à voir un miroir brillant en contrebas !
Éh ! Nous l'avons enfin, l'eau, pure, glacée, belle,
Je la tiens dans ma main, cette source nouvelle.
Elle a le goût du fer et la couleur du sang.
Elle semble croupie, elle a l'odeur du vent.

(*) jour martien
Dimanche 5 novembre 2006
- Par Irtisen
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander


Encore ce lever de soleil laborieux.
Encore un matin pâle,
Encore un ciel tout sale,
Encore cet éclat poussif et mystérieux.

Sur un horizon noir et sous des cieux crémeux,
La bille matinale,
Inutile et banale
S'obstine à éclairer nos jours si poussiéreux.

Le matin est si triste que le soir vaut mieux.
La cantine frugale
Dans l'aube cléricale,
N'augure rien de bon qu'un jour sombre et vitreux.

Ce lever de soleil, encore mystérieux,
Ce matin déjà sale,
Ce ciel à jamais pâle,
C'est ce qui fait que nous sommes des miséreux.
Dimanche 5 novembre 2006
- Par Irtisen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Contact

Recherche

A boire !

Communautés

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus